lundi 11 février 2013

L’insupportable réalité des Main-d’œuvre à prix cassé : effet de la directive Bolkestein.


Le  déferlement de main d’œuvre bon marché  à travers  le pays  dans  la plupart  des  chantiers  français  a fini de délester  le  BTP de son statut d’activité non- dé localisable. Et c’est certainement  son éloignement  de la réalité quotidienne   dans les chantiers aujourd’hui  qui a incité Cécile  Duflot, Ministre de  logement à  considérer le BTP comme non dé localisable.  Les artisans et les ouvriers font le même constat alarmant d’une situation préoccupante. A savoir  que   l’emploi  que l’on croyait résiliant face à la mondialisation et à la délocalisation subit actuellement une très  forte concurrence déloyale grâce à la présence de main d’œuvre étrangère en très forte proportion sur nos chantiers . .
Zbigziew  et son collègue Stanislave partagent  un petit studieux avec deux autres  Polonais  au centre-ville de dijon . Les quatre  ouvriers qui  arrivent de la ville de Lubrine, en Pologne près de la frontière de l’Ukraine  travaillent  pour la SNEP, une entreprise de construction en  BTP, filiale de Léon Grosse , basé à Dijon.  Zbigweiz ,  45 ans  occupe avec ses collègues un poste de maçon coffreur dans le chantier de carrefour à la  toison d’or à Dijon. Ils  sont parmi  des nombreux ouvriers Polonais ou Portugais qui constituent principalement la main d’œuvre exigée par la SNEP 
Apparemment, comme  La SNEP, et malgré une forte  crise de chômage en France,  beaucoup d’entreprises de la  Bourgogne  ou de la Franche Comté ont recours à cette  exigence  de main d’œuvre Bon marche.  « Si tu n’es  pas Portugais  ou Polonais ce n’est pas la peine que tu te postule comme maçon à la SFCE »  commente  Nicolas  Giménés, le directeur d’agence intérim , Adéquat De Dijon.  « le plus  effrayant pour nos artisans et les ouvriers Français c’est qu’ il n y a que  les boites  comme la SFCE qui  raflent  tous les  appels d’offre en bourgogne  et Franche comté »résume  Loutffi  un artisan  sous-traitant  au chantier de toison d’or… « La SFCE  possède à elle seule  la moitié des chantiers de  Dijon  et autant à Besançon, et  elle ne travaille qu’avec des portugais »  poursuit Luffti . Nous avon tenté d’obtenir une explication auprès d’un conducteur  de travaux  chez SFCE qui refuse de nous éclairer sur ce pratique particulière   
«  Le danger c’est que ça va tuer tous nos  artisans et légalisé la concurrence déloyale. Ca va être le chaos tu vas voir » conclu Luffti     
Depuis  2007, le nombre des entreprises étrangères prestataires  de service semblent  exploser,  suite au décret de  légalisation qui permet  aux entreprises d’autres pays de l’union de fonctionner en France. Les sous- traitants se multiplient  aussi. Ils sont  dans tous les grand chantiers des grands groupes tel que Bouygues construction, Vinci et  Eiffage  construction,  et souvent c’est  parmi ces sous- traitants  que s’opère les main- d’œuvre à prix cassé.
Une étude publiée récemment dans la revue de Bâtiment, le Moniteur, montrait qu’il y a plus de 20% de main- d’œuvre  provenant de l’étranger  mais le journal de la CGt  considère qu’il y en  a entre 30 et 40% . Ainsi conclut un responsable  de la fédération nationale de construction « Certes  l’activité en tant que telle n’est pas dé localisable mais on fait venir sur nos chantiers les travailleurs qui n’ont  pas les même droit ni les même exigences de salaire que les travailleurs nationaux,  on parle ici de la concurrence déloyale. « Certains viennent juste pour le chantier, ils travaillent à bas coût pendant une durée précis et repartent chez eux, ils ne payent ni d’impôt  ni de  loyer en France » 

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